Somnifère avec ou sans ordonnance : quel équivalent naturel ?
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Tourner et se retourner dans tous les sens. Compter les moutons. Voir défiler les heures. Cela vous parle ? Si c’est le cas, vous faites partie des 16% de français qui souffrent d’insomnie. Réveils fréquents, difficulté à s’endormir, réveil TRES matinal, l’insomnie se décline sous plusieurs formes. On parle d’insomnie quand le phénomène se produit fréquemment ou sur une longue période. Les conséquences sont pourtant toujours les mêmes : Sommeil peu réparateur, fatigue pendant la journée, somnolence. Cela ne doit pas considéré comme bénin, car un sommeil de mauvaise qualité va avoir une incidence sur la santé, mais aussi sur les relations sociales.

Traitement de l’insomnie : quels médicaments pour se soigner ?

L’insomnie est un trouble caractérisé par une incapacité à dormir ou un manque total de sommeil, dont la prévalence varie de 10 à 15 % dans la population générale, avec des taux accrus chez les personnes âgées, les femmes, les Blancs et les personnes atteintes de maladies médicales ou psychiatriques. Pourtant, cette condition est encore sous-estimée, sous-diagnostiquée et sous-traitée. Cet article vise à passer en revue les définitions opérationnelles et la prise en charge de l’insomnie chronique. Une recherche informatisée sur PubMed effectuée de 1980 à janvier 2009 a permis de résumer les résultats. Il existe plusieurs stratégies pour gérer l’insomnie chronique.

Pour initier un traitement, il est nécessaire de le définir et de le différencier des autres troubles psychiatriques comorbides. Les stratégies non pharmacologiques telles que les thérapies de contrôle des stimuli et de relaxation et les thérapies cognitives ont les meilleures tailles d’effet suivies par la restriction du sommeil, l’intention paradoxale et l’éducation à l’hygiène du sommeil qui ont des tailles d’effet modestes à moins que modeste. Parmi les agents pharmacothérapeutiques, les hypnotiques non benzodiazépiniques constituent la première ligne de traitement, suivis des benzodiazépines, des amitryptilines et des antihistaminiques. Cependant, des essais adéquats de thérapie comportementale et de pharmacothérapie combinées constituent le meilleur moyen de prise en charge.

Les traitements avec ordonnance :

  • Les somnifères (On appelle aussi ce traitement des hypnotiques) : A ne pas utiliser plus de trois semaines, ils permettent de récupérer, après une longue période de sommeil de mauvaise qualité. Leur but est de ralentir l’activité du cerveau, qui peut ainsi se déconnecter, progressivement. Outre le fait qu’ils ne traitent pas la cause de l’insomnie, leur effet devient progressivement sans effet sur l’organisme. On est alors tenté d’augmenter la dose. Il y a souvent accoutumance et quelques effets secondaires. On peut dans ce cadre nommer les médicaments le plus souvent prescrits : Le Dalmane, l’Ativan, le Valium ou encore le Restoril.
  • Les antidépresseurs : Si bien entendu, leur prise n’a pas vocation à lutter contre l’insomnie, ils sont parfois prescrits dans ce cadre. Mais les effets indésirables (ralentissement des réflexes, dépendance…) sont dangereux, pendant la journée.

Les traitements sans prescription médicale :

Ces traitements sans ordonnance sont souvent à base de diphenhydramine, qui est en fait un antihistaminique. Si cela peut s’avérer quelquefois efficace, ils génèrent des effets secondaires, le lendemain, en rendant léthargique. Ils sont souvent plus faciles à obtenir, que ce soit en pharmacie ou en vente en ligne.

  • Le Gaba de Nutrimea : Ce produit est à commander sur le net. Il contient du Gaba, qui est un neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central.
  • La mélatonine sublinguale, disponible sur le net ou sous d’autres noms en pharmacie, sans ordonnance. Cette molécule permet de réduire le temps d’endormissement.

Beaucoup de médicaments faisant l’objet d’une prescription médicale ou non peuvent avoir un impact sur la santé, sans pour autant régler le problème de l’insomnie. On vous donne quelques autres pistes, plus naturelles pour diminuer les nuits sans sommeil, car oui, des somnifères naturels, cela existe.

Traitements naturels de l’insomnie : Quels remèdes & médecines alternatives aux médicaments sont efficaces?

Hygiène de vie :

Comme souvent, en matière de santé, l’hygiène de vie a une incidence énorme aussi sur la qualité du sommeil. Par hygiène de vie, on entend les habitudes des personnes en matière d’alimentation et d’activité. Pour dormir mieux, il faut adopter les règles suivantes :

  • Ne pas manger trop copieux avant d’aller se coucher et ce repas doit être pris deux heures avant d’aller se coucher, quand on le peut.
  • Ne pas boire de café après 17 heures et limiter la caféine dans la journée à l’équivalent de trois tasses par jour
  • Pratiquer une activité physique régulière. 30 minutes de marche peuvent être suffisantes.
  • Limiter la consommation d’alcool. Contrairement à ce que l’on pense, l’alcool « assomme », mais la qualité du sommeil est de très mauvaise qualité.
  • Ne pas attendre d’être éreinté pour aller se coucher. Le corps est une mécanique bien huilée : Quand l’organisme est fatigué, il émet des signaux (yeux qui se ferment, bâillements, membres lourds…). Dès qu’ils se manifestent, n’attendez pas et allez vous coucher.
  • La température d’une chambre ne doit pas excéder les 19°. Même si cela n’est pas glamour, mieux vaut mettre une paire de chaussettes pour dormir que de monter le thermostat.
  • Prenez un peu de temps pour discuter au calme dans le lit, pour lire quelques chapitres d’un bon livre ou écouter une musique douce. Ce qu’il faut favoriser, ici, c’est l’apaisement, après une journée souvent bien remplie.

Vous avez une bonne literie ?

Savez-vous que la literie (matelas et sommier) doit être changée tous les dix ans ? Peu de personnes le font, car la literie coûte cher à l’achat. Pourtant de nombreux modèles, disponibles sur le net présentent de très bonnes qualités et sont moins chers, car ils ne font pas intervenir beaucoup d’intermédiaires. Une literie qui n’est plus adaptée va entraîner des douleurs dorsales et donc un mauvais sommeil. Des draps propres et frais sont toujours agréables et incitent à une nuit qualitative. N’oubliez pas que nous perdons beaucoup de sueur pendant le sommeil et que cela fait proliférer les acariens qui s’en délectent ! Il faut donc penser à aérer la chambre tous les jours, pendant au moins dix minutes et aspirer le matelas pendant que l’on lave les draps et les taies d’oreiller.

Pas d’écran dans la chambre à coucher !

Presque la moitié des français utiliseraient leur tablette, ordinateur portable ou  smartphone dans leur lit. Que ce soit pour travailler, lire grâce à une liseuse ou suivre une série, les français ne savent pas déconnecter et 3 personnes sur 10 regardent la télé au lit. Si déjà nos mères disaient qu’un écran était le meilleur moyen d’affecter la vie intime d’un couple, on peut aussi ajouter l’effet addictif et stimulant qu’ont les écrans sur notre cerveau. Or, pour bien dormir, notre cerveau ne doit pas être stimulé, au contraire. Le sommeil est le moment pour régénérer l’ensemble de nos cellules ; que ce soit au niveau de notre tête que de notre corps. Or, suivre des images et une intrigue suscite des crispations musculaires que nous ne percevons pas mais qui empêchent le corps de se relâcher.

Essayer les remèdes de grand-mère :

Cela vous fait sourire ? Pourtant, quelques astuces ont fait leurs preuves sur beaucoup de personnes. On peut ainsi prendre un bain, une heure avant d’aller se coucher, en mettant un peu bain moussant à la lavande. Cette odeur favorise l’endormissement. Si l’eau doit être suffisamment chaude pour détendre les muscles, il ne faut pas qu’elle soit brûlante. La température du corps doit baisser d’au moins un degré pour trouver le sommeil. Manger une pomme avant d’aller se coucher, un verre de lait tiède ou chaud additionné d’une cuillère de miel peut aider à dormir.

Phytothérapie : Fleurs de Bach, huiles essentielles :

Nombreuses sont les plantes qui sont connues pour leurs vertus soporifiques. Ce sont des somnifères naturels. A prendre en tisane, infusion, sous forme d’huiles essentielles ou Fleurs de Bach, vous n’aurez pas à craindre l’accoutumance. Leur parfum, notamment pour les huiles essentielles, est souvent agréable. Il suffit de trois gouttes sur un mouchoir en papier et à respirer ou directement mises sur la taie d’oreiller pour aider à trouver le sommeil. On peut ainsi parler de la lavande, de la camomille, du tilleul, de la verveine, de la fleur d’oranger, de la mélisse…

Il est à noter que les fleurs de Bach sont à faire préparer dans une officine. En fonction de vos problèmes de sommeil, plusieurs fleurs seront ainsi associées pour leurs vertus propres. Cette décoction est contenue dans un flacon brun qui prémunit de la lumière. Cette dernière pourrait avoir un impact sur les principes actifs des plantes.

Les huiles essentielles sont vendues à l’unité. Mieux vaut miser sur de bonnes enseignes qui garantissent une extraction faite en respectant des règles très strictes. Peu onéreuses à l’achat, elles peuvent en outre, selon les fleurs et plantes, être incorporées à la nourriture. N’hésitez pas à demander conseil.

L’hypnose et autohypnose :

Certaines personnes ont trouvé une solution à leur problème de sommeil en consultant un hypnotiseur. Avant toute démarche, assurez-vous de la bonne réputation du praticien. Après quelques séances, on peut voir des progrès significatifs. Il est possible, également de se former pour pratiquer l’auto hypnose. En quelques minutes, vous pourrez vous mettre en un état que l’on pourrait qualifier de second, pour favoriser l’endormissement.

La réflexothérapie :

Cette médecine parallèle part du postulat que tout trouble, mais aussi tous les organes trouvent réponse à un endroit spécifique des pieds. Un réflexothérapeute peut ainsi, grâce à des mouvements circulaires et des pressions, trouver ce qui peut générer un endormissement difficile. Quelques séances sont parfois nécessaires pour voir des progrès.

L’acupuncture :

Cette médecine alternative est utilisée pour de nombreuses pathologies (phobies, migraines, douleurs menstruelles…). Grâce à des aiguilles placées à des endroits stratégiques du corps et du visage, l’acupuncteur permet de réduire, voire de stopper les insomnies. Certaines personnes, comme pour l’hypnose sont plus réceptives que d’autres à ce type de pratiques.

Thérapie comportementale :

Cette thérapie permet une déconstruction des schémas qui créent une angoisse et favorisent l’insomnie. Concrètement, cela veut dire quoi ? Si on se couche, après plusieurs mauvaises nuits en se disant « il faut absolument que je dorme cette nuit sinon demain, je serai complètement à plat pour ma présentation », il y a fort à parier que vous allez mal dormir. La faute en incombe à l’aspect psychologique. On s’impose un sommeil qui n’arrive pas. On le guette. On s’angoisse de ne pas le voir arriver…et il n’arrive pas. Le cercle devient vicieux. On appréhende le moment d’aller au lit. Notre chambre à coucher devient un lieu maudit. En travaillant sur ce que l’on appelle des perceptions erronées, la thérapie permet de considérer le sommeil comme un ami que l’on a hâte de retrouver plutôt qu’un ennemi qui nous fuit. Le taux de réussite après une dizaine de séance avoisinerait les 80% !

L’insomnie est un fléau pour de nombreuses personnes en France. Mal dormir peut entraîner une réduction des capacités, une diminution des réflexes. Cela peut s’avérer extrêmement dangereux notamment pour les conducteurs. La fatigue va également entraîner une mauvaise humeur et une irritabilité qui vont impacter sur la vie sociale, familiale et professionnelle. Avant de vous tourner vers des traitements allopathiques, mieux vaut favoriser dans un premier temps des solutions naturelles et privilégier une bonne hygiène de vie. Moins ou pas de contre-indications pour la santé, pas d’accoutumance, ils sont à envisager pour retrouver un sommeil de qualité.

De combien de sommeil ai-je besoin ?

Il n’y a pas de directives officielles sur la quantité de sommeil que vous devriez dormir chaque nuit parce que tout le monde est différent.

En moyenne, on considère qu’un adulte dort « normalement » de sept à neuf heures par nuit. Les enfants et les bébés peuvent dormir beaucoup plus longtemps que cela, alors que les adultes plus âgés peuvent dormir moins longtemps.

L’important est de savoir si vous avez l’impression de dormir suffisamment et si votre sommeil est de bonne qualité.

Vous n’obtenez probablement pas assez de sommeil de bonne qualité si vous vous sentez constamment fatigué tout au long de la journée et que cela affecte votre vie quotidienne.

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

Il n’est pas toujours clair ce qui déclenche l’insomnie, mais il est souvent associé à :

  • stress et anxiété
  • un mauvais environnement de sommeil – tel qu’un lit inconfortable ou une chambre à coucher trop légère, bruyante, chaude ou froide
  • les facteurs liés au mode de vie – comme le décalage horaire, le travail par quarts ou la consommation d’alcool ou de caféine avant d’aller au lit
  • problèmes de santé mentale – comme la dépression et la schizophrénie
  • conditions de santé physique – comme les problèmes cardiaques, d’autres troubles du sommeil et la douleur à long terme
  • certains médicaments – tels que certains antidépresseurs, médicaments contre l’épilepsie et stéroïdes