Le Papillomavirus : symptômes et traitements

Le Papillomavirus : symptômes et traitements
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Le Papillomavirus est une infection provenant du Virus du Papillome Humain ou VPH pouvant attaquer l’homme que la femme. Ce virus connaît plus de 170 types. Les papillomavirus peuvent propager de l’infection au niveau de la peau et des muqueuses, source des lésions bénignes ou malignes.

Les verrues vulgaires et plantaires sont des lésions bénignes qui se développent sur la peau alors que les verrues génitales ou les condylomes sont ceux qui s’infectent sur les muqueuses. Toutefois, le VPH peut entraîner des cancers de la peau comme l’épidermodysplasie verruciforme, qui est une maladie rare et génétique provenant de VPH 5 et 8 ou aussi des cancers de la muqueuse dont les carcinomes anogénitaux notamment un cancer du col de l’utérus suite aux contaminations de VPH 16 ou 18.

Les symptômes du Papillomavirus

D’une manière générale, l’infection par le VPH ne présente pas de symptômes pourtant la période durant laquelle le virus s’incube peut prendre plusieurs semaines jusqu’à plusieurs années.

Quand les VPH apparaissent en extérieur sur la peau, ce sont des verrues dont l’appellation diffère selon leur localisation :

  • La verrue sur les coudes, les genoux, les mains ainsi que les orteils, dont sa forme imite celle d’un dôme dur et rugueux, de couleur chair ou blanchâtre est appelée « verrue vulgaire ».
  • La verrue infectant la plante du pied se nomme la « verrue plantaire »
  • La verrue sur le visage, constituée de petites élevures de peau, de couleur chair ou discrètement brunâtre s’appelle « la verrue plane »
  • La verrue sur la barbe en excroissances filiformes qui sort de la peau porte le nom de « papillomes verruqueux ».

Quand les papillomavirus s’expriment sur les muqueuses, les condylomes se manifestent par de petites excroissances de quelques millimètres, ressemblant aux verrues de la peau. Les condylomes sont difficilement visibles à l’œil nu, les symptômes correspondent aux saignements génitaux ou aux démangeaisons chez la femme.

Les traitements médicaux du VPH cutanés

L’âge du patient, le type de verrue et sa localisation sont considérés pour choisir le traitement adéquat. Quel que soit le type de verrue, il est nécessaire de suivre plusieurs séances de traitements.

Les verrues vulgaires se soignent généralement par l’utilisation de produits à base d’acide salicylique, parfois avec de l’acide lactique. Une fois appliquée sur la peau, celle-ci devient flétrie et blanchâtre jusqu’à ce qu’une fine couche de la peau flétrie nécessite d’être enlevée chaque jour. L’action de l’acide, source d’inflammation locale, peut aider le système immunitaire à lutter contre le virus.

Les verrues plantaires se traitent par l’application de la cantharidine sur l’infection.

La cryothérapie est une autre manière de traiter les verrues sur la peau. Cela consiste à brûler la verrue en déposant directement de l’azote liquide à -196°C sur l’inflammation. Comme résultat, la verrue se décolle de la peau tout en détruisant le virus.

Les traitements médicaux du VPH muqueux

Pour réduire le risque de contamination et améliorer le système immunitaire pour combattre le virus, l’application des pommades contenant du podofilox va brûler les verrues. Et des crèmes comme l’imiquimod vont stimuler le système immunitaire.

Sinon, le recours au laser ou à la cryothérapie ou à l’électrocoagulation constitue une autre solution pour enlever les condylomes.

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