À quand les produits d’hygiène féminine gratuits en France ?
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Alors que le Parlement français s’est penché récemment sur diverses questions autour des produits hygiéniques féminins, pour la première fois de son histoire, le Parlement Écossais vient lui de prendre une décision historique en rendant ces mêmes produits gratuits pour toutes. Pourquoi cette décision a-t-elle été prise et où en sommes-nous sur le sujet en France ?

Des séquelles psychologiques

La décision en Écosse tient du même constat qu’en France qui est qu’aucune femme ne devrait avoir à faire face à l’humiliation qui résulte de l’incapacité à se procurer des produits d’hygiène adéquats. On appelle ça la précarité menstruelle. Au Royaume-Uni, une écolière sur 10 ne peut acheter des produits hygiéniques, faute de moyen, et une sur sept n’y parvient pas à tous les mois. Des chiffres qui démontrent pourquoi la décision a été prise.

En France, le même constat a été fait dans les écoles alors que trop de jeunes filles souffrent psychologiquement de ce phénomène, sans compter celles qui s’absentent de l’institution scolaire durant leurs périodes. Le rapport parlementaire français veut aussi éliminer ou réduire au maximum la présence de substances chimiques dans ce genre de produits en favorisant l’usage de serviette bio.

Des produits gratuits pour toutes

Les ministres britanniques doivent désormais développer un système universel afin de fournir des protections hygiéniques gratuites à toutes celles qui en auront besoin. C’est le projet de loi « The Proposed Sanitary Products (Free Provision) » qui a été présenté au Parlement qui les y oblige désormais.

De plus, les écoles, les collèges et les universités seront eux aussi obligés, par cette même loi, de fournir des produits gratuits dans toutes leurs toilettes pour femmes de leur institution. Ce n’est là qu’un début alors que les ministres sont sur le point d’exiger les mêmes conditions à d’autres organismes de services publics.

En France

Le Parlement français a, de son côté, décider d’inclure la guerre aux tabous autour des règles dans son projet de loi. Pour y arriver, il suggère, en premier lieu, d’offrir une meilleure éducation sur le sujet à l’école afin qu’aucune jeune fille n’ait jamais à se demander ce qui lui arrive lors de ses premières règles. Ensuite, il faudra mettre un terme à plusieurs fausses informations sur le sujet qui donnent une image négative des menstruations, alors que c’est un phénomène tout à fait naturel.

L’objectif est donc de communiquer pour mieux informer. Trop de femmes souffrent encore aujourd’hui de ces tabous, et la seule manière de les libérer et d’en parler. La France prendra-t-elle la décision d’offrir gratuitement des produits d’hygiènes féminins à toutes les femmes comme en Écosse ? Le futur devrait nous le dire très rapidement.